Véhicules autonomes

Google, Tesla et les nouveaux acteurs du marché

Comme rappelé dans un précédent article, l’idée de concevoir une voiture capable de nous transporter à n’importe quel endroit sans intervention humaine ne date pas d’hier. Cela fait déjà plusieurs décennies qu’une quantité de chercheurs et d’ingénieurs travaillent pour atteindre cet objectif. Il est néanmoins indéniable que les progrès réalisés en la matière se sont considérablement accélérés au cours des dernières années. Et de toute évidence, ce n’est pas grâce aux constructeurs automobiles « historiques » que nous devons ces avancées considérables.

En effet, de nombreux nouveaux acteurs sont venus investir ce marché fort prometteur. Ces entreprises florissantes venues tout droit de la Silicon Valley ont permis de donner un véritable coup de fouet à ce secteur en expansion ainsi qu’une forte résonance médiatique. Parmi ces nouveaux acteurs, on trouve en figure de proue l’entreprise Google, devenue depuis peu, Alphabet. En 2012, la firme californienne fut la première entreprise au monde à faire circuler une voiture autonome et immatriculée sur la voie publique. Depuis, ses véhicules autonomes ont pu engranger des milliers kilomètres : plus de 2 millions de miles parcourus au total par les Google Cars, soit environ 1,3 millions de kilomètres. Et dans cette compétition de plus en plus acharnée, Google semble avoir pris une avance considérable. En 2016, Waymo, la filiale d’Alphabet en charge du développement des voitures autonomes, a représenté 97% des 650 000 miles parcourus par des voitures autonomes en Californie. Le Golden State étant à l’heure actuelle le centre névralgique de la recherche et du développement des voitures autonomes.

Mais Alphabet est loin d’être la seule entreprise de la Silicon Valley à avoir fait le pari audacieux des véhicules autonomes. Dans ce secteur, on compte aussi Tesla, la seule entreprise au monde à être parvenue à rendre les voitures électriques cool et branchées. Depuis 2014, la compagnie automobile dirigée par Elon Musk propose sur certains de ses modèles un système de pilotage semi-automatique, connu sous le nom de Tesla Autopilot. Ce dispositif, sans cesse amélioré et perfectionné, est désormais intégré d’office à toutes les voitures Tesla depuis octobre 2016. Et comme à chaque fois avec Elon Musk, les objectifs annoncés sont ambitieux. Ainsi, Tesla s’est donné pour objectif de parvenir à un pilotage entièrement automatisé d’ici à la fin 2017.

Parmi les géants du numérique à s’être lancés dans l’aventure, on compte également Uber, qui expérimente un service de véhicules sans chauffeur à Pittsburgh (Pennsylvanie) et Apple, qui bien que discret sur la question, travaille sur le sujet à travers un bien mystérieux projet connu sous le nom de Titan Project. Et si les géants de l’Internet tels qu’Alphabet ou Apple n’ont pas forcément l’intention de devenir des constructeurs automobiles à part entière, nul doute qu’ils s’imposeront très vite comme des acteurs clés du secteur. Car dans cette course vers l’automatisation, plus encore que le simple perfectionnement des algorithmes, c’est aussi le stockage, le contrôle et l’analyse des données utilisateurs qui est en jeu. Dans ce domaine-là, les constructeurs automobiles historiques pourront difficilement se passer de ces nouveaux acteurs.

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