Imaginez que vous puissiez visiter le Louvre alors que vous vous trouvez dans votre chambre. Que vous ayez l’impression de participer à la troisième guerre mondiale alors que vous êtes assis sur votre confortable canapé. Paradoxe ? C’est tout ce qui définit la réalité virtuelle. Cette technologie, à laquelle le grand public a accès principalement depuis les années 2000, permet à un utilisateur d’être immergé dans un environnement créé artificiellement. Une expérience qui fait appel à la vue, à l’ouïe mais parfois aussi le toucher, par le biais par exemple de casques ou de salles spécialisées.

La mise au point de son fonctionnement a requis l’alliance de technologies de haut niveau. Mais l’idée est simple : un ordinateur va créer une simulation en trois dimensions d’un espace, réel ou pas, avec lequel l’utilisateur a une interaction, ce qui lui donnera l’impression d’y être immergé. L’enjeu principal est de garder l’aspect réaliste de l’expérience, ce qui force les programmeurs à être attentifs à de nombreux éléments : le design et le graphisme des images, le rapport de l’utilisateur à l’objet (mieux vaut pas se retrouver face à un fer à repasser de la taille de son armoire), l’adaptation des éléments (images, capteurs audio…) aux mouvements de l’utilisateur…
Les grandes entreprises ont vu le potentiel financier de la chose et se sont empressées de commercialiser lesdits appareils à destination du grand public. Sony, Google, Oculus, Microsoft, tous les géants de l’informatique et du numérique sortent tour à tour leurs produits plus perfectionnés les uns que les autres, oubliant presque le marché des professionnels. Toujours est-il que les applications en sont infinies : conférences à distance, formation au combat des militaires, thérapies pour lutter contre les phobies, jeux vidéos… Mais aussi des expériences uniques, celles qu’on ne peut pas réaliser dans la « vraie vie » : jouer au Monopoly ne va pas vous intéresser, par contre vous aurez envie de conduire une voiture de sport à 300km/h, de faire une course sur le toit des trains comme James Bond ou de sauter de liane en liane tel Tarzan dans sa jungle.

L’enthousiasme est grand mais comme pour toute nouvelle technologie, la méfiance est de garde : avoir les yeux bousillés par les rayons UV ou les capacités auditives endommagées ne sont pas des sensations que le consommateur recherche en achetant un visiocasque, mais les risques sont bien réels. Autre problème, plus d’ordre psychologique : n’y a-t-il pas un risque pour que des personnes restent coincées dans leur univers (et dans leur casque) par le déni du monde actuel ?

Woman using virtual reality headset at night with city lights in background

La réalité virtuelle (ou VR pour Virtual Reality)  fait ainsi face à de nombreux challenges. Les enjeux futurs pour les spécialistes sont surtout son ouverture au grand public afin qu’elle ne soit pas seulement accessible par une élite. Autant de problématiques à explorer mais toutes aussi passionnantes les unes que les autres : la réalité virtuelle est la technologie du futur et du rêve.

Article écrit par Solène DE ROMEMONT

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