Véhicules autonomes

Les moteur électriques de retour au premier plan

S’il est encore difficile de prédire l’avenir des véhicules autonomes, une chose est cependant pour le moment certaine : voiture autonome rimera avec moteur électrique. En effet, tous les modèles actuels sont équipés d’un tel moteur, comme si le développement de ces deux technologies allait de pair. Or, bien que présenté comme la parfaite alternative aux motorisation thermique, l’électrique souffre aujourd’hui d’une idée préconçue qui est la suivante : les voitures électriques n’auront jamais les performances de leurs consœurs. Mais une telle assertion est-elle vraiment fondée ?

La genèse des véhicules éléctriques

Pour comprendre les origines de cette pensée, il faut remonter en 1997, année de lancement de la première Toyota Prius. Cette voiture est alors la première voiture de série équipée d’un moteur hybride (double motorisation thermique et électrique). La Prius connait alors un franc succès, et est même élue voiture de l’année en 2005. Mais la technologie électronique reste, pendant de nombreuses années, réservée à des modèles de milieu de gamme, pour lesquels la recherche de la performance n’est pas une priorité. Ainsi se forge l’idée selon laquelle les moteurs électriques n’auront jamais les mêmes capacités que les moteurs thermiques.

La montée en régime des moteurs électriques

Néanmoins, ces dernières années sont marquées par l’arrivée sur le marché de supercars hybrides voire électrique, qui met à mal cette croyance. On peut en autre cité la Porsche 918 Spyder, la Mercedes SLS AMG Electric Drive, l’Audi R8 E-tron, LaFerrari ou la BMW I8. Les plus sceptiques pourront toujours arguer du fait que ces véhicules ne sont que des vitrines technologiques aux prix exorbitants. Mais alors que dire de la Tesla Model S ? Ce modèle, quasi autonome au demeurant, vient de battre un record : un 0 à 60 miles par heure en 2,3 secondes, faisant de la Model S la voiture de série S la plus rapide du monde. A titre de comparaison, la Bugatti Veyron, que l’on ne présente plus, le fait en 2,5 secondes. Il n’existe qu’une voiture plus rapide sur l’exercice : la 918 Spyder précédemment citée. Quelle coïncidence…  Mais comment expliquer les performances incroyables des moteurs électriques ?

Tout d’abord, prenons le cas d’un moteur thermique. Lorsqu’on accélère avec un véhicule équipé d’un tel moteur, l’accélération n’est pas instantanée, il faut attendre un certain temps avant que les pièces du moteur se mettent en marche, notamment la pompe à carburant et les pistons. Par conséquent, l’accélération n’est pas optimale. Au contraire, un moteur électrique ne souffre pas de ces problèmes, puisqu’il n’y a pas de pistons ! L’énergie électrique est ainsi instantanément convertie en couple, d’où les performances.

De plus, les moteurs thermiques doivent surmonter un autre problème : le rendement du moteur n’excède jamais 40%. Une grande partie de l’énergie est perdue au travers de frictions entre les parties du moteur et surtout sous forme de perte de chaleur dû à la combustion ou à la pression du combustible. Là encore, les moteurs électriques n’ont pas ces problèmes, puisque les frictions y sont beaucoup plus faibles. Le rendement d’un moteur électrique est supérieur à 95%…

Enfin, l’électricité présente un dernier avantage comparé aux carburants. La vitesse de déplacement des électrons entre la batterie et le moteur est bien plus grande que celle entre le carburant et les pistons.

En somme, la technologie électrique n’est aujourd’hui plus réservée aux véhicules familiaux, et fait même partie prenante du développement des nouvelles supercars. De là à dire que les véhicules autonomes auront un jour les mêmes performances ? L’avenir nous le dira prochainement…

 

Répondre