Biotechnologies

FAQ: Les OGM (2)

Quels sont les avantages et les critiques de l’utilisation des OGM ?

L’utilisation des OGM permet :
– de développer chez les plantes, par exemple, une meilleure résistance aux conditions naturelles (sécheresse, vents violents…), aux maladies et aux individus nuisibles, et de leur donner une meilleure tolérance aux produits chimiques.
– d’annuler les effets néfastes d’un autre gène, de corriger des malformations par exemple.
– d’augmenter l’aspect physique, la taille, la vitesse de croissance…
– de produire des molécules thérapeutiques.

Ainsi les OGM permettraient, en théorie, d’utiliser moins de produits chimiques pour protéger les cultures et donc indirectement, ils auraient un effet bénéfique sur la santé humaine, car on consommerait et respirerait moins de substances chimiques.

La transgénèse pourrait aussi permettre de rendre les aliments plus nutritifs ou d’améliorer la capacité d’absorption de gaz à effet de serre des plantes et leur production d’oxygène.

Elle pourrait également réduire les allergènes dans les aliments et même les transformer en vaccin. Car, rappelons-le, un vaccin consiste à préparer un organisme à résister à une maladie en le mettant en contact direct avec le micro-organisme responsable de celle-ci, mais dans une quantité trop faible pour être dangereuse. Ainsi, on pourrait implanter un gène du microorganisme pathogène dans l’aliment qui serait consommé par l’homme. Son système serait alors stimulé comme pour un vaccin traditionnel, l’immunisant contre la maladie.

Donc, les OGM proposent une infinité de possibilités, représentant un réel espoir pour l’humanité.

Cependant, aujourd’hui les OGM sont controversés, car ils sont encore mal connus et relativement jeunes (la transgénèse est née dans les années 1970).
Ainsi, on ne peut pas encore évaluer toutes les conséquences notamment sanitaires, environnementales et sociales des OGM. Il y a donc un risque important. Par exemple, on ne sait pas s’ils peuvent engendrer des cancers. Ceci explique les résultats d’une étude commandée par la Commission Européenne, révélant que 71 % des Européens refusent les OGM.

De plus, il y a un enjeu éthique, comme pour la souris avec l’oreille humaine sur son dos (cf photo ci dessus). Où se situe la limite entre ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas faire au niveau éthique et moral? Qui peut décider de cette limite? Un autre exemple d’enjeu éthique est le fait que l’on pose des brevets sur les gènes modifiés par transgénèse. Or, les OGM sont des êtres vivants, pas des objets.

Enfin, le dernier type de critique des OGM est technique: il concerne la transgénèse en elle-même. Celle-ci est jugée comme aléatoire, non parfaitement maîtrisée, générant une instabilité génétique encore plus grande….

Quelles solutions les OGM pourraient-ils apporter ?

Les OGM pourraient donc être la solution aux problèmes de famine, de sous-nutrition et de malnutrition dans le monde. En effet, la croissance de la population mondiale est rapide, alors que parallèlement, les ressources naturelles s’épuisent. Ainsi, le besoin de nourriture est un problème pressant.

Les OGM pourraient également guérir des maladies. Il faut pour cela identifier le gène responsable de la maladie et le remplacer par un gène non-porteur de la maladie.

Enfin, les OGM apportent la possibilité d’amplifier le caractère d’absorption des gaz à effet de serre des plantes. On pourrait ainsi limiter le réchauffement climatique.

Dans l’agriculture, qui gagnent aux OGM ? Qui perdent ?
Gagnants : Les industriels (lobbys, semenciers,…) tel que Monsanto.
Perdants : Les agriculteurs car ils deviennent dépendants des industriels. Les graines génétiquement modifiées étant brevetées, ils sont obligés de les racheter aux semenciers chaque année.

Sources:
http://www.bfmtv.com/planete/les-ogm-sont-ils-rentables-1054854.html
https://www.infogm.org/faq-les-impacts-et-risques-des-OGM-sur-l-environnement
https://www.infogm.org/faq-quels-sont-les-risques-des-OGM-pour-la-sante

Les OGM peuvent-ils nourrir le monde ?


Les OGM remis en question. BEDE-INF’OGM, mars 2002

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