Véhicules autonomes

Les niveaux d’autonomie

Etudier l’autonomie des véhicules est certes une chose louable, mais pour ce faire, faut-il encore savoir de quoi l’on parle. Afin de pouvoir analyser et penser l’autonomisation des véhicules, une hiérarchie de niveau d’autonomie est donc rapidement devenue nécessaire. Il en existe aujourd’hui deux particulièrement utilisés. Il y le barème construit par l’agence fédérale américaine NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration) qui note de 0 à 4 l’autonomie des véhicules, mais celui que nous allons vous présenter aujourd’hui est le barème crée en Europe par l’OICA (Organisation internationale des constructeurs automobiles) allant quant à lui de 0 à 5.

La réalité actuelle les niveau 0, 1, 2 et 3.

Avant d’étudier plus en détail ce qu’implique chaque niveau du barème, il nous faut rappeler que pour les trois premiers niveaux d’autonomie, la responsabilité de la voiture n’est jamais impliquée ! Le conducteur doit donc toujours être en capacité de reprendre le contrôle de son véhicule.

Le niveau le plus simple est certainement le niveau 0 où le contrôle du véhicule par le conducteur est total. Aucune fonction d’autonomie n’est intégrée au véhicule. Seules des mécanismes d’avertissement peuvent ici exister (comme le signal sonore de franchissement de ligne).

L’autonomisation n’apparait en fait qu’au niveau 1. Cependant les premières fonctions qui apparaissent laissent toujours la maîtrise de la direction au conducteur, et le temps de conduite confiée au véhicule sera toujours momentané. On peut ici penser au régulateur de vitesse.

C’est à partir du niveau 2 que les véhicules peuvent, temporairement, prendre le contrôle total du guidage, mais sous la supervision du conducteur. Pas question pour lui d’être distrait par autre chose que la conduite même si celle-ci est complètement délégué. La responsabilité des manœuvres reste ici totalement à la charge du conducteur. La meilleure illustration pour ce niveau est sans aucun doute l‘assistance au stationnement.

Le niveau 3 va quant à lui enfin permettre au conducteur de s’occuper d’autre chose que de la conduite même si c’est encore de manière temporaire. Par exemple, il est possible avec certains véhicules d’automatiser la conduite à basse vitesse dans les embouteillages sur certains modèles. Ainsi, durant cette période d’autonomie, le conducteur peut pratiquer une activité autre (tel que lire le journal, boire ou manger) pourvu qu’il reste tout de même capable de récupérer le contrôle du véhicule en cas de problème où lorsque les conditions permettant l’autonomie (dans notre exemple, l’embouteillage) disparaissent. Un signal (le plus souvent sonore) appellera alors le conducteur pour qu’il reprenne le contrôle.

Le futur, les niveaux 4 et 5.

C’est aux niveaux 4 et 5 que la responsabilité du conducteur est désengagé. Que la responsabilité de la conduite incombe au véhicule pose d’ailleurs aujourd’hui question aux assureurs mais ce n’est pas la question qui nous nous posons dans cet article. Les prototypes ont commencé à atteindre le niveau 4 bien que l’on ne soit pas encore à un niveau commercial. Ces deux derniers niveaux représentent donc le futur du monde automobile.

Au niveau 4 le véhicule peut réaliser un ensemble de fonctions et de manœuvres et cela même en l’absence de chauffeur portant ainsi la responsabilité des manœuvres. Ces fonctions restent parcellaires par rapport à la totalité d’un trajet, mais un véhicule peut donc se déplacer seul pour aller se garer ou au contraire rejoindre son chauffeur. A cela s’ajoutent des capacité accrues d’autonomie même en présence du chauffeur. L’activation de ces systèmes de fonctions autonome restent à l’initiative de l’homme.

Enfin, le niveau 5, ou devrais-je dire le niveau fictif puisqu’encore non atteint. En théorie, à ce niveau, l’homme n’est plus qu’un passager signalant le moment où il a besoin d’être véhiculé et sa destination, le système d’autonomie prenant en charge toute la conduite et serait même capable de prendre des décisions contraires à celle d’un éventuel conducteur si les décisions de ce dernier sont jugées mauvaises par le système.

Le niveau 5 est un saint Graal pour les constructeurs actuels car le premier qui le maitrisera sera véritablement doté d’un avantage majeur sur le marché automobile. Il sera cependant le plus long à atteindre car il demande à ce que le véhicule puisse faire face à toute les situations possibles aussi bien sinon mieux qu’un humain. La course au développement ne fait que commencer.

Tanguy Fontaine

Source : https://aruco.com/2016/01/niveaux-vehicule-autonome/

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