Lors du Novus Summit 2016 organisé au sein des Nations Unies, le transhumanisme a été mis à l’honneur et ses défenseurs ont profité de l’occasion pour faire une assemblée à son propos. Mais que faut-il comprendre par transhumanisme ?

Selon François-Hugues Parisien, le « transhumanisme est un mouvement social complexe qui associe le développement technologique dans l’informatique et la biotechnologie à des considérations idéologiques et philosophiques, l’ensemble étant soutenu par une poussée économique considérable. Ce mouvement prône l’usage des sciences et des techniques afin de développer les capacités humaines et de dépasser les limitations de l’homme. »

Une réflexion simple remonte aux sources du transhumanisme : il y a 200 ans, l’espérance de vie de l’Homme était de 25 ans. Aujourd’hui, elle est de 80 ans. Si l’Homme peut aller plus loin, alors il doit le faire dans le but d’augmenter encore son espérance de vie.

Il ne faut pas pour autant confondre le transhumanisme avec la médecine. Cette dernière a en effet pour fonction de « réparer l’homme » tandis que le transhumanisme traite de « l’amélioration de l’homme ».

Le rapport NBIC de 2002, demandé par la National Science Foundation et le Department Of Commerce, donne une vision futuriste de ce à quoi pourrait ressembler l’humain de demain : un humain qui a amélioré ses capacités cognitives et physique, sa santé, ainsi que son environnement social avec la sécurité nationale par exemple. Pour cela, le rapport cite les implants bioniques, le contrôle du métabolisme des cellules, des outils automatisés de traduction simultanée ou des traitements particuliers… Tout cela tournerait autour de quatre technologies :

  • La  nanotechnologie qui concentre actuellement de nombreux efforts de recherche ;
  • La biotechnologie dont l’ingénierie génétique ;
  • L’informatique avec l’électronique, la télécommunication, la robotique ou l’Intelligence Artificielle ;
  • Les sciences cognitives qui visent la compréhension totale du cerveau humain.

Ces quatre technologies sont très liées, chaque avancée dans l’une de ces disciplines entraîne une découverte dans une autre discipline. Mais le rapport NBIC ne fait état que des enjeux techniques. Or l’humain amélioré s’accompagne notamment d’une dimension éthique qui fait aujourd’hui débat.

Pour illustrer le thème du transhumanisme, on peut faire un parallèle entre celui-ci et le « trans-océanisme ». Ce dernier étudierait des technologies consistant à équilibrer le pH de l’eau et à « fertiliser » l’Océan par l’injection de substances chimiques. L’étude porte principalement sur les virus marins qui jouent un rôle essentiel dans l’environnement. Faut-il ou non envisager cela ? Cette question est donc au cœur de nombreux débats qui passionnent les défenseurs du transhumanisme.

 

Vous souhaitez approfondir le sujet ?

https://philosciences.com/Pss/philosophie-et-societe/ideologie-croyance-societe/141-transhumanisme

http://www.jle.com/download/vir-310254-les_virus_au_service_de_lecologie_marine–WpXao38AAQEAABIWe9kAAAAG-a.pd

https://iatranshumanisme.com/transhumanisme/les-technologies-emergentes/le-rapport-nbic/

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