La présence des robots dans notre société se fait de plus en plus fréquente. Des robots d’industrie aux robots militaires, beaucoup de questionnements éthiques surgissent quant à leur place parmis les humains. Progressivement, on découvre des domaines d’application pour les robots qui nous paraissaient inimaginables il y a encore quelques temps. En témoigne l’arrivée des robots dans les hôpitaux, les êtres humains ne sont plus les seuls à pouvoir accomplir un travail relationnel ou précis dans le monde de la médecine.

 

L’arrivée des robots dans les hôpitaux

Pepper, c’est le nom du robot qui est proche de révolutionner le quotidien des patients et des médecins. En effet ses compétences se rapprochent du métier d’infirmier par plusieurs points : Pepper fait l’accueil des patients, peut leur expliquer clairement leur situation de santé mais est aussi capable de réaliser des tâches techniques telles que l’estimation de l’état de douleur ou la prise de médicament. Finalement, en collaboration avec l’infirmier, Pepper lui allège le travail basique pour favoriser le temps de communication avec le patient et peut même contacter les proches du patient en cas de problème quelconque.

Pepper agit comme un soutien psychologique contre l’isolement, il détend les patients, notamment les séniors, et leur permet une meilleure connexion avec le monde extérieur. L’innovation dans ce domaine évolue très vite et des robots pour assistance à domicile sont envisagés sur le même modèle afin que les séniors puissent garder leur autonomie. Ces robots seront très utiles aux patients habitant dans des communes rurales et ayant une mobilité réduite.

Objets connectés et applications mobiles : l’arrivée de la technologie dans la médecine quotidienne

Mais sortons du cadre exclusif des hôpitaux. La médecine de tous les jours utilise elle aussi largement la technologie. Entre objets connectés et applications mobiles, la high-tech qui soigne s’impose un peu plus chaque jour dans le quotidien d’un très large public. Boosté par le boom des smartphones et autres tablettes, le marché des objets connectés et des applications de santé a littéralement explosé.

C’est désormais un énorme marché qui touche aussi bien les professionnels que le grand public. Selon l’IFOP, près de 6 millions de Français possédaient déjà un objet connecté lié à la santé en 2013.

Parmi ces objets, il y a une distinction qui rappelle celle entre médicaments avec ou sans ordonnance : il y a les produits grand public dédiés au bien-être dont font partie les applications mobiles et ceux destinés à un usage médical, soumis à des certifications.

Les premiers incitent les utilisateurs à adopter une meilleure hygiène de vie en se fixant des objectifs pour moins manger, marcher davantage, dormir mieux, surveiller son indice de masse corporelle (IMC) ou encore sa fréquence cardiaque.

Les seconds sont des dispositifs destinés à un usage thérapeutique : glucomètres pour le diabète, oxymètres de pouls pour la saturation en oxygène, tensiomètres pour la tension artérielle et la fréquence cardiaque…

La frontière entre ces deux segments de marché se révèle toutefois de plus en plus mince. De plus, des acteurs comme Withings et iHealth développent aussi bien des produits grand public que médicaux.

Robots d’assistance à domicile : un secteur prometteur

On peut l’affirmer, les robots entrent dans le domicile des personnes âgées. En Grèce, Aggeliki Koukoutsi, une femme de 68 ans vivant seule accueille chez elle le prototype de Zacharie, un robot d’assistance. Son but : améliorer l’autonomie et la qualité de vie des personnes âgées.

Le robot enregistre ses mouvements quotidiens pour prévenir toutes chutes ou maladies. Il calcule le schéma de déplacement de la personne et toutes anomalies ou actions suspectes sont signalées directement à la famille.

Ces prototypes sont très prometteurs pour des personnes atteintes d’Alzheimer ou de la sclérose en plaque. L’analyse des déplacements pourra grandement aider les médecins qui pourront observer l’évolution de la maladie.

 

Sur le même modèle que Zacharie, on retrouve Ugo, un robot qui améliore la qualité de vie des personnes âgées vivant seules. Ugo est très autonome, il se déplace seul dans la maison et peut détecter humains et objets.. De nombreuses personnes âgées éprouvent de l’intérêt pour un tel robot, affirmant que le robot serait une compagnie bénéfique et pourrait les aider au quotidien comme pour la prise de médicaments.

Les chercheurs sont persuadés que ces robots sont très prometteurs et de nombreuses nouvelles fonctionnalités sont envisagées : le robot intégrerait un dispositif domotique et serait connecté aux équipements de la maison. On peut imaginer des capteurs pour savoir si la température est adaptée ou si la porte du frigo est ouverte. Les chercheurs veulent aussi développer des jeux interactifs pour stimuler les facultés communicationnelles des personnes âgées isolées.

A terme, l’objectif des chercheurs est évidemment de proposer un robot “low cost” que la plupart des personnes agées pourrait s’offrir et qui soit facile d’utilisation. L’IA en médecine est donc très prometteuse et les perspectives sont nombreuses.

 

 

Sources :

https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/high-tech-qui-soigne-objets-connectes-applis-collecte-donnees-a2459.htm

Conférence Futurapolis de décembre 2017 à Toulouse

Reportage Euronews sur les robots :

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