AéronautiqueL'innovation dans l'aéronautique

La piste des avions civils supersoniques

Le 2 Mars 1969, le concorde effectue son 1er vol d’essai à Toulouse, après plusieurs années de développement et des sommes astronomiques investies, l’avion de ligne supersonique devient réalité. En tout et pour tout, il aura servi pendant 27 ans (entre 1976 et 2003), plusieurs raisons expliquent cela. Ainsi, en 2000 le vol 4590 d’Air France à destination de New York s’écrase au décollage, tuant 113 personnes. Mais ce n’est en rien la raison principale du départ prématuré du concorde de la scène aéronautique. Il s’agit en fait de sa non optimisation qui ne le rendait pas rentable. L’avion consommait beaucoup trop de carburant. De plus l’on aurait tort aussi de négliger la gêne sonore entrainée par le fait de dépasser le mur du son. Autant d’éléments qui ont découragé pendant un moment les recherches dans ce domaine de l’aéronautique. Mais aujourd’hui, il semblerait que les compagnies aériennes aient repris un intérêt en ce que représentait le concorde (un vol transatlantique en moins de 4h). Aussi en 2015, Airbus avait déposé un brevet pour le « concorde 2 », projet beaucoup plus ambitieux que le concorde 1er du nom. L’avion volerait à une vitesse de Mach 4.5 (5500km/h).

Plusieurs solutions sont envisagées pour palier aux soucis que présentait l’ancienne version de l’avion supersonique. Plusieurs autres compagnies ont aussi tenté d’apporter leurs propres solutions à ces mêmes problèmes. Ainsi, Le ZEHST (Zéro Emission Hyper Sonic Transportation), est un projet d’EADS visant à développer un avion presque hypersonique capable de voler à mach 4. Pour atteindre une telle vitesse, l’avion volera à une altitude de 32km, dans la stratosphère donc, où il sera propulsé par des turboréacteurs puis par des moteurs fusés. Ce projet n’est pas sans rappeler celui de la BFR de SpaceX qui se base sur le même principe. Mais à la différence du ZEHST, la BFR se base sur des technologies toujours en développement.

La NASA s’essaye aussi à l’exercice en cherchant à réduire considérablement la nuisance sonore d’un vol supersonique. Ainsi, le bruit est l’une des principales entraves au développement des vols commerciaux supersonique. La NASA travaille donc en partenariat avec l’entreprise Lockheed Martin pour mettre au point un avion beaucoup plus économe en carburant par soucis de rentabilité car rappelons-le, le but du projet est de faire avancer l’aviation civile supersonique, mais aussi et surtout considérablement plus silencieux. Cela fait ainsi plus de 10 années que ces deux entités tentent de mettre au point un réacteur assez silencieux pour contourner l’interdiction de survoler des zones habitées par les avions supersoniques. La machine en question sera conçue pour voler à une altitude de 16km à une vitesse de 1.4 Mach. Le bruit sera réduit de 90 décibels à 60 décibels. Une différence non négligeable puisque l’appareil sera 8 fois plus silencieux. L’approche de la NASA est ici de modifier la forme et l’aérodynamisme de l’avion pour optimiser la dissipation des ondes de choc.

 

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