Le problème est de plus en plus préoccupant dans les grandes villes aujourd’hui : la circulation est bloquée. Le temps perdu dans les transports est en constante augmentation ces dernières années mais ce n’est pas le seul problème engendré. En effet la circulation dense pollue énormément et ralentit l’économie alors comment pallier à ce phénomène ?

 

Plusieurs solutions ont été envisagées par les villes :

Un bus au-dessus des voitures

Le Transit Elevated Bus (TEB) était un projet chinois lancé en 2010. Le principe est simple, il s’agit d’un bus qui roule sur des rails et qui est surélevé et qui donc laisserait passer les voitures et ainsi ne perturberait pas le trafic routier. Il faudrait donc installer des rails au bords des routes. Ces bus seraient donc plus ponctuels et donc plus fiables et seraient donc utilisés davantage. Même s’il faudrait installer des rails ceux-ci seraient tout de même beaucoup plus simple d’installer ces rails partout et donc avoir plus de lignes et plus de stations.

Ces stations seraient donc surélevées tout comme le bus et on pourrait imaginer un système proche de celui du métro qui réduit la fraude et facilite les contrôles quant au paiement des passagers.

 

 

Des tests ont été relancés en 2016 avec un grand effort de communication dans le but de récolter des fonds. L’opération fut un succès puisque plus de 26 millions de dollars ont été récoltés avant d’être détournés par le PDG de la compagnie Bai Zhiming. Aussi aujourd’hui le projet n’est pas continué malgré l’intérêt que lui porte la France, l’Inde, le Brésil et l’Indonésie.

 

Les voitures autonomes

Elles sont la hantise de beaucoup d’entre nous, pourtant la voiture qui se conduit seule pourrait fortement réduire les embouteillages.
Une des raisons qui provoque des embouteillages est ce qu’on appelle l’effet accordéon. Quand une voiture freine, la voiture derrière elle freine encore plus et quand le trafic est dense cela provoque l’arrêt complet des derniers automobilistes.

Ce problème pourrait être réglé grâce aux voitures autonomes. En effet, en imaginant un parc automobile composé uniquement de voitures autonomes on pourrait imaginer qu’elles roulent toutes exactement à la même allure et ainsi on pourrait optimiser le trafic et éradiquer l’effet accordéon.

Plusieurs problèmes majeurs demeurent. Premièrement il faudrait que tous les automobilistes acceptent d’abandonner la conduite mais aujourd’hui pour un certain nombre d’entre nous la conduite est un plaisir et refuse d’en être privé.

Ensuite, même si les automobilistes acceptaient tous d’abandonner leur voiture classique pour une voiture autonome il faudrait qu’ils en aient l’opportunité économique et cela impliquerait un investissement important de l’Etat. Le système des malus actuels pour les voitures polluantes ne fonctionnerait pas puisque pour que le projet soit viable il faut que toutes les voitures sans exception soient autonomes. Le système des malus ne permet pas ce résultat. Alors l’investissement étatique semble être la seule solution mais alors il serait très lourd et s’ajouterait à un autre investissement, celui qui doit être fait sur la chaussée. Il faudrait adapter les routes actuelles, leur mettre des capteurs ainsi que des émetteurs et récepteurs pour communiquer avec les véhicules autonomes.

Enfin, un souci majeur de l’intelligence artificielle est de savoir, en cas de crise, quelles décisions prendre. Si un piéton passe sur la route et que le seul moyen de le sauver risque d’entrainer la mort des passagers du véhicule quel choix doit être fait ? Des sondages sont faits auprès d’une partie de la population pour essayer de faire comprendre à une intelligence artificielle quel choix un humain ferait. Le problème est qu’un humain ne fait pas forcément le même choix qu’un autre alors comment choisir ?

 

Les vélos

Et si la solution était finalement très simple et en place depuis déjà un certain nombre d’années ? Le déplacement à vélo dans les villes se développe, les pistes cyclables s’agrandissent, les stations de vélib se démultiplient pourtant aujourd’hui il parait inimaginable que le vélib remplace complètement la voiture dans les villes.

Velib métropole a mis en place à Paris des stations de vélib électrique en début d’année 2018. Malheureusement la mise en place du service a pris du retard, seules 64 stations ont été équipées en janvier sur les 1400 prévus ce qui a obligé la compagnie à rembourser de nombreux abonnements.

 

 

 

Aussi on voit à nouveau que ce n’est pas un problème technique qui empêche le déploiement de ce mode de transport alternatif mais bien un problème économique voire humain. Les avancées scientifiques sont d’ores et déjà présentes mais il est difficile de les implémenter. Le futur du transport au sein des villes ne dépend peut-être pas tant des nouvelles technologies mais plutôt de la capacité et de la volonté de l’homme à changer son mode de fonctionnement actuel.

 

Maxime Carrey

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