La science, dans ses innovations s’est très souvent inspirée de la nature. Allant de gants adhérant aux surfaces imitant les pattes de gecko au fuselage d’avion ressemblant étrangement à un béluga. L’aéronautique, discipline qui nous intéresse ici est en toute logique naît de deux choses : d’un désir, celui de voler comme un oiseau, et d’un besoin, celui de pouvoir se déplacer comme un oiseau. Ainsi les tous premiers « prototypes » de ce qui allait plus tard devenir un avion n’étaient que de simples ailes greffées aux bras de la personne à l’exacte identique du mythe d’Icare donc. Jusqu’ici l’homme ne faisait qu’imiter, ce qui ne le menait évidement pas bien loin. C’est alors que les problèmes firent identifiés un par un et des solutions leur furent apportées. C’est en effet comme cela que se posa la question de la propulsion (aussi bien au décollage que dans les airs), de l’aérodynamique, de l’atterrissage. Ces solutions que l’Homme a mises en place, c’est ce qu’on appelle l’Innovation. Le fait d’apporter quelque chose de nouveau. Mais, lorsque l’on considère le domaine de l’aéronautique dans la globalité de ses évolutions, l’on n’a l’impression de se heurter à un mur, qui semble, contrairement à celui du son, impénétrable.

Un avion que ce soit la conception que l’on s’en fait ou dans la réalité des choses, c’est cet objet volant plus ou moins grand, plus ou moins allongé, plus ou moins rapide mais toujours avec cette forme caractéristique et reconnaissable. En définitive, même si le plus ignorant des civils venait à tomber sur le prototype d’avion le plus secret de l’armée sans avoir été prévenu au préalable de ce que c’est, il reconnaîtrait là la machine si familière. Dans le domaine de l’aéronautique l’on constate aujourd’hui plus d’optimisations que de véritables innovations. Attention, ça ne veut pas dire que le travail des équipes d’ingénieurs à travers le monde n’est pas « innovant » en lui-même. Juste que, si on le compare à l’histoire de l’aéronautique, l’on a l’impression d’avoir atteint un stade de stagnation.

Mais est-ce que pour autant, à la question « A quoi ressemblera l’avion de demain ? », l’on pourrait répondre sans hésitation aucune : « Pareil qu’aujourd’hui, mais en plus confortable, plus sûr, plus rapide, plus silencieux, etc… » ? Le fait est que pas vraiment. Il se pourrait que l’on soit aujourd’hui confronté à un de ces « problèmes » dont on n’aurait pas encore trouvé l’exacte solution. Le problème ici, possiblement les frottements, qui limiteraient la vitesse des appareils du fait du bruit ou d’autres contraintes purement techniques. La solution ? Pour beaucoup, ça serait tout simplement de faire voyager l’avion dans un endroit où les frottements son minimes voir inexistants la stratosphère disons. Mais faire arriver l’appareil à une telle altitude est une autre paire de manche. Elon Musk, fondateur de SpaceX voulant reprendre ce principe voit un décollage à la verticale, propulsé par, comme il l’a lui-même appelé, une « big-f******-rocket ». New York/Shangaï, vol prenant habituellement près de 15 heures, devrait ici être réduit à 40 minutes. Cette potentielle innovation, parce que dans ce cas ci c’en est bien une, présente tout de même plusieurs inconvénients, notamment à l’atterrissage et au décollage, qui seraient assez violent du fait de la décélération et de l’accélération violentes.

En définitive, il est extrêmement ardu de s’avancer sur la question du futur de l’aéronautique. Ainsi, l’on ne pourra avoir d’idée précise de ce que va être « l’avion de demain » que devant le fait accompli. Ainsi, si l’idée existait déjà, elle aurait déjà été mise en place.

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