Nous sommes devenus hyper-connectés. C’est un fait. Il n’y a qu’à prendre l’exemple de certains appartements qui nous assistent aujourd’hui dans toutes nos actions du quotidien.Néanmoins, une problématique aussi légitime qu’intéressante vient rapidement s’immiscer dans nos pensées, à savoir si la technologie assiste la vie ou si on devient alors assisté à cause de la « Tech » ?

A première vue, la technologie sert l’homme, mais on peut se demander si elle n’est pas en train de le desservir à l’allure où avancent les choses

La société a été bouleversée par l’arrivée des nouvelles technologies. La machine à vapeur a révolutionné la mécanisation, l’électricité, le gaz et le pétrole ont révolutionné le transport, sans oublier l’arrivée du nucléaire mais aussi de l’électronique qui a permis l’émergence de l’informatique et du numérique. Désormais, il est question de numérisation, qui est en quelques mots un monde virtuel permettant de piloter le physique. Cette dernière est d’ailleurs au cœur de nombreuses œuvres du XXIe siècle comme iRobot ou Minority report qui posent de véritables questions sur les limites à poser à cette évolution.

Il n’y a qu’à regarder les différentes technologies de pointe du moment comme l’Intelligence Artificielle, que l’on pourrait définir comme un ensemble de procédés mis en place pour simuler l’intelligence humaine, pour voir que notre vie est simplifiée et que nos performances sont dès lors accrues.Cependant, une Etude de l’Université d’Oxford publiée en mai 2017 montre qu’il y a 50 % de chances que l’Intelligence Artificielle surpasse les humains pour à peu près n’importe quelle tâche d’ici 45 ans et cela pose forcement des questions à de nombreux niveaux, que ce soit d’ordre économique, d’ordre éthique ou encore d’ordre social.

De nombreux exemples peuvent illustrer le fait que la technologie améliore notre quotidien comme les robots magasinier d’Amazon qui gèrent la préparation des commandes et se déplacent seuls pour chercher des objets, mais il s’avère aussi qu’elle le remplace …

S’il y a création d’emploi robotique, il y a aussi et surtout destruction d’emplois dans à peu près tous les secteurs (y compris des secteurs comme l’analyse de documents).Néanmoins, de nombreux emplois restent hors de porté (notamment les métiers artistiques) car la machine ne dispose pas (encore ?) d’affect.

Au final, pour tenter de répondre à la question initiale, oui le fait de poser des limites à la technologie semble pertinent voire légitime, mais uniquement si on utilise mal cette dernière. La technique est sensée nous servir et non pas l’inverse. Un outil doit rester un outil et pas autre chose :

  • Est-ce que le GPS peut finir par affecter notre sens de l’orientation ?
  • Est-ce que la calculatrice nous empêche de savoir compter ?
  • Est-ce que la voiture a rendu le déplacement si simple que l’on ne sait plus marcher ?

 La technologie assiste l’homme mais c’est bien l’homme qui décide d’être un assisté. Alors l’IA : danger ou chance ? Il doit exister un équilibre entre les améliorations permises par les progrès techniques et les régulations nécessaires pour protéger les citoyens.

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