Humains de demain

Dans quelle Terre vivront les humains dans le futur ?

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir » Cette phrase de Jean Jaurès montre un visage positif du futur, mais est-ce que c’est le cas encore aujourd’hui ? J’aimerais rappeler quelques faits qui nous touchent actuellement : la pollution de l’air chinois est visible depuis l’espace, mais pas la grande muraille ; les espèces disparaissent entre 100 et 1000 fois plus vite que le taux naturel. Voilà juste deux faits qui ne sont pas rassurant pour le futur contrairement à ce que pense Jean Jaurès.

 

I. Quelle situation pour les animaux dans le futur ? 

A. La sixième extinction de masse arrive ?

 

Sur les 500 millions dernières années sur Terre, il y a eu 5 extinctions de masse qui a menacé la vie sur Terre que ce soit à cause de période glaciaire, de super-volcan, ou de météorite survenue il y a 65 millions d’années dans le Golfe du Mexique anéantissant une grande partie des espèces présents à cette époque.

Contrairement à ces 5 extinctions, la faute reviendrait cette fois-ci aux êtres humains. Selon une étude publiée en juin 2013 dans Science Advances, le taux d’extinction des espèces pourrait être 100 fois plus élevé que lors des précédentes extinctions massives. Et ce chiffre ne prend pas que les espèces connus par nos soins, malheureusement on ne connaît pas que 15% d’entre elles. Les régions longtemps isolées comme les îles sont plus fragiles. En effet, un habitat restreint qu’on ne retrouve sur aucun autre endroit sur la planète où réside des espèces, si cet habitat venait à disparaître, elles n’auraient nulle part où aller et faute d’adaptations, elles s’éteindraient.

 

B. Un changement dans les habitudes alimentaires

Selon la revue Nature, il y a une urgence à repenser nos habitudes alimentaires d’ici 2050. Il faut diminuer selon cette revue notre consommation de viande de 90% au profit des fruits et des légumes afin d’atténuer l’impact de l’alimentation humaine. Pour le scientifique Johan Rockström, « nourrir l’humanité c’est possible » mais la seule véritable question à se poser, c’est si on est capable de le faire de la manière la plus « environnementalement responsable ». Et jusqu’à aujourd’hui, les preuves ne sont pas très concluantes à cause de la pollution, la déforestation, l’usage excessif d’eau. Pour aller au plus précis dans l’étude, elle dit que L’humain lambda devra baisser sa consommation de viande de bœuf de 75%, de viande de porc de 90%, et diviser par deux sa consommation d’œufs, rapporte le Guardian. À la place, il devra consommer trois fois plus de légumineuses et quatre fois plus de noix et de graines. Il faudrait changer nos habitudes concernant le gaspillage. L’étude avance qu’il faudrait diviser par deux le gâchis alimentaire, cela permettrait de réduire jusqu’à 16% l’impact de la production alimentaire sur l’environnement. Certaines grandes surfaces comme Intermarché ont mis en avant les fruits et légumes moches, ce qui permet d’éviter plus de gaspillage alimentaire car si les fruits ou légumes ne correspondent pas à certains « critères de beautés » ils sont jetés.

 

II. La pollution

A. De l’eau

Actuellement, l’océan contient 165 millions tonnes de plastiques, ceci équivaut au poids de 25 Grande Pyramide de Gizeh. Ceci ne s’arrangera pas avec le temps selon un rapport publié par la Fondation Ellen MacArthur en partenariat avec le Forum économique mondial car on prévoit que d’ici 2050, le poids du plastique (937 millions de tonnes) dans l’océan l’emportera sur celui des poissons (895 millions de tonnes). Ce chiffre ahurissant s’explique par le fait que depuis 50 ans l’utilisation du plastique a été multiplié par 20 et ce chiffre continu de croitre.

Comment entraver cette progression du plastique dans l’océan ? Il faut savoir qu’à l’heure actuel seul 14% des emballages en plastique sont recyclés et c’est la plus grande cause de pollution de plastique dans nos océans selon ce rapport. Une solution se présente à nous directement : recycler le plastique ou bien entendu le réutiliser pour le transformer en d’autres produits en plastique cela diminuerait la quantité de plastique dans l’océan. On peut aussi arrêter d’utiliser de manière progressive le plastique et le remplacer, certains ont créé du bioplastique à partir des algues comme l’entreprise française Algopack ou d’huile végétale comme l’entreprise indienne Roidec India Chemicals. En voyant tous les chiffres que j’ai donné en début de paragraphe, je pense que la pollution de l’eau est un enjeu majeur pour les humains autant d’aujourd’hui que de demain quand on voit l’état des côtes à Mumbai en Inde.

B. L’air

La qualité de l’air devrait continuer à se dégrader à cause de deux facteurs : l’agrandissement des villes et une croissance économique toujours basée sur la combustion de charbon, de pétrole et de gaz. Un modèle mis en place par l’OCDE donne une idée de la qualité de l’air en 2060. On passerait de 3 à 6 millions de morts par an parce qu’il respire un air pollué. Des pays comme la Chine et l’Inde devrait être les plus touchés par ces pertes. Ce modèle montre aussi que les couts des soins de santé causés par la pollution de l’air devraient atteindre 150 millions de d’euros (8 fois supérieur a aujourd’hui) et 3,7 milliards de jours de travail seraient perdus. Ceci impacterait le PIB des pays avec une baisse de 2,6% pour la Chine par exemple.

 

III. Changement au niveau des puissances

Est-ce que les États-Unis seront toujours la première puissance mondiale ? Non d’après Michel Camdessus dans son livre « Vers le monde de 2050 », la China deviendra la première puissance mondial, l’Inde sera deuxième et les États-Unis seulement troisième. Les pays asiatiques représenteront plus 50% du PIB mondial alors que l’Union Européenne pourrait tomber à seulement 10% du PIB mondial.

De part ce changement au niveau des puissances dans le monde, il y aura certainement un changement au niveau de la gouvernance mondial. Toujours d’après M. Camdessus, vu l’évolution dans les poids économiques concernant les pays Occidentaux et Orientaux, la Chine et l’Inde ont toute une légitimité pour participer à un nouveau directoire mondial qui était gouverné jusqu’alors par les États-Unis et ses alliés du G7. De plus, en 2050, aucun pays Européens pris individuellement pourra participer à cette gouvernance mondiale, il faut que l’Europe s’unisse politiquement afin d’y être éligible et de conserver son influence dans les affaires du monde.

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