Humains de demain

L’humain de demain sera-t-il plus intelligent ?

I. Est-ce qu’il existe qu’une seule intelligence ? 

« Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide ». Cette phrase d’Albert Einstein peut nous faire dire que les tests de QI ne mesurent qu’un type d’intelligence mais pas tous. En effet, selon la théorie des intelligences multiples proposés par Howard Gardner en 1983, il existe 8 types d’intelligences :

  • L’intelligence linguistiquedéfinie par Gardner comme la« capacité à utiliser et à comprendre les mots et les nuances de sens ». Elle consiste donc à utiliser le langage pour comprendre les autres et pour exprimer ce que l’on pense.
  • L’intelligence logico-mathématiques
  • L’intelligence spatiale, c’est la « capacité de trouver son chemin dans un environnement donné et d’établir des relations entre les objets dans l’espace » (Gardner).
  • L’intelligence intrapersonnelleest en rapport avec la sensibilité d’une personne à ses propres potentialités et ses limites, ses propres émotions. C’est la capacité de se comprendre soi-même. Le contrôle de soi en fait également partie.
  • L’intelligence interpersonnelleest la capacité de comprendre les autres, de communiquer avec eux et d’anticiper l’apparition d’un comportement.
  • L’intelligence corporelle-kinesthésiqueest la capacité d’utiliser le contrôle fin des mouvements du corps dans les activités comme le sport et les danses.
  • L’intelligence musicaleest l’aptitude à percevoir et créer des rythmes et mélodies, de reconnaître des modèles musicaux, de les interpréter et d’en créer.
  • L’intelligence spirituelleest l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses.

 

II. L’effet Flynn tend à faire penser que l’humain de demain sera plus intelligent

Par définition, le QI moyen d’une population est de 100. Cependant, on a pu remarquer que les performances aux tests de QI augmentait au fil du temps, rendant difficile de maintenir la barre de la moyenne à 100. Cette augmentation des performances avait d’abord fait sa première apparition dans les années 1940 avant d’être redécouvert dans les années 1980, baptisée par la suite « effet Flynn » en l’honneur des travaux de James Flynn sur ce sujet-ci. Il avait effectué ces travaux en premier temps sur le QI des américains puis dans 14 pays développés. L’ampleur de cet effet est impressionnante : il s’agit d’un gain de 2 à 3 points par décennie soit 30 points sur un siècle.

Quels sont les causes de cette explosion de l’augmentation du QI ? L’une des premières hypothèses qu’on peut penser est celle de la génétique. Néanmoins, au vu de l’effet trop important et rapide cette cause est aujourd’hui écartée, notamment dans des régions peu habituées à l’immigration ou au mariage mixte. Une autre hypothèse serait liée aux causes environnementales. En effet, le 20esiècle a permis de faire bondir le taux de scolarisation mais si on étudie les résultats des tests on se rend compte que les parties du test ayant vu l’augmentation la plus forte sont celles dont les connaissances sont moins déterminantes (les matrices de Raven).

 

III. Mais de nombreuses études parlent d’une fin de l’effet Flynn

Mais les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, l’augmentation a fini par se ralentir au 21esiècle dans des pays comme la France ou le Danemark. Les économistes Bernt Bratsberg et Ole Rogeberg ont montré que la tendance à la hausse s’est arrêtée à notre époque voire que la tendance à la baisse est en cours. Pour expliquer ce qu’ils avancent, ils ont pris comme échantillon de jeunes hommes Norvégiens née entre 1962 et 1991 pendant leur service militaire obligatoire. On comparait le QI de frères, qui forcement provenaient du même milieu social et disposaient  du même patrimoine génétique. Ce qui ressort de leur analyse pour expliquer cette tendance baissière est la fertilité dysgénique (l’idée que les femmes au QI bas font plus d’enfants eux-mêmes dotés d’un QI plus bas que les femmes au QI élevé) et l’augmentation du pourcentage d’enfants issus de populations immigrées provenant d’un système éducatif moins performant que celui de la Norvège.

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