2019Humains de demain

L’évolution de la cybernétique par rapport a l’humain de demain

Grand enjeu de la médecine de demain, la cybernétique pourra permettre à de nombreuses personnes handicapées de retrouver l’autonomie dont ils ont été privée. Nous allons donc voir ici comment l’évolution de la cybernétique permettra d’aider puis de décupler les capacités de l’humain de demain.

DEFINITION

Tout d’abord formellement, la cybernétique se définit comme la science du contrôle des systèmes vivants ou non vivants. Ainsi nos ordinateurs et les autres appareils en interaction permettant des échanges d’énergie ou d’informations sont des systèmes cybernétiques. Cependant cette définition reste assez large, nous allons donc explorer les systèmes cybernétiques en rapport avec l’humain et plus précisément tous les systèmes pouvant être implantés sur un humain dans le but de l’aider. Cette définition reste encore un peu large puisque même des ordinateurs peuvent, en partie, être implantés sous forme de montre tactile par exemple. Ils pourront même probablement dans un futur proche être implantés directement dans le corps. Ainsi les systèmes qui nous intéresseront plus particulièrement seront les prothèses et autres exosquelettes qui agiront sur notre mobilité dans le futur.

CHRONOLOGIE

On sait que les premières prothèses furent inventées dès la préhistoire et sont restées pendant longtemps à un stade peu avancé. En effet, même si les matériaux changeaient les prothèses restaient assez rudimentaires, de simples morceaux de bois ou de fer pour remplacer des jambes par exemple. L’essor de celles-ci fut principalement dû aux guerres, notamment la guerre de sécession et la grande guerre. Puis les premières prothèses articulées apparaissent en 1960. Aujourd’hui ce sont des prothèses esthétiques et très fonctionnelles qui sont crées. Ainsi, Aimée Mullins, une athlète amputée des deux jambes, a réussi grâce à de telles prothèses à battre les records du monde des 100m, 200m et saut en longueur lors des jeux paralympiques de 1999. Les matériaux utilisés aujourd’hui ont eux aussi évolué : elles sont faites en titane et en carbone, plus légers et résistants que tous les autres métaux. Plus incroyable encore, certaines prothèses permettent aujourd’hui de retrouver une partie de sa mobilité : c’est le cas des x fingers qui remplacent des doigts et qui permettent grâce à des ressorts, tenseurs et à la mobilité des autres doigts, de bouger les prothèses de doigts. Face à cette évolution rapide des prothèses dans le passé, on peut assez bien imaginer comment celles-ci vont évoluer dans un futur proche.

LA PROTHESE CYBERNETIQUE DU FUTUR

L’objectif des recherches scientifiques dans ce domaine est de créer une prothèse qui pourrait être activé et contrôlée par la pensée grâce à une connexion au système nerveux. Il s’agirait donc de connecter des capteurs sensoriels au membre manquant afin d’utiliser la prothèse au moyen d’impulsions électriques. A ce sujet, on peut citer un projet de la DARPA qui va bientôt être commercialisé sous le nom de LUKE par mobius bionics, et qui consiste en une prothèse myo-électrique, c’est-à-dire qui activée par la contraction des muscles. Étant multi articulée, elle permet d’effectuer une grande variété de mouvements tout en ayant un retour de force sur les objets sur lesquels on appuie par exemple. Cette prothèse ne permet pas encore de retrouver des sensations de toucher mais c’est un début prometteur et un grand espoir pour toutes les personnes amputées. Mais l’avancée technologique permettra aussi bientôt d’avoir accès à des prothèses neuroélectriques. Leur mise en place, qui n’en est qu’au stade expérimental, nécessitera une opération chirurgicale pour permettre de dériver les nerfs encore actifs du bras dans la zone pectorale afin de les relier à la prothèse. Ceci permettra alors un contrôle plus précis de la prothèse et des mouvements des doigts très naturels. La commercialisation et la diffusion à grande échelle de telles prothèses pourraient avoir lieu dans les prochaines années.

LES EXOSQUELETTES POUR AIDER CONTRE LES PARALYSIES.

Tous comme les prothèses cybernétiques les exosquelettes ont été d’abord développés par la DARPA pour aider les soldats américains présents sur les théâtres d’opérations à transporter du matériel. Désormais, les recherches s’orientent vers la création d’exosquelettes pour permettre aux personnes paralysées de remarcher. C’est le but de l’exosquelette Phoenix développé par la firme SuitX qui ne pèse que 12kg et coûte 40000 euros. Même si cela est relativement cher, il reste plus abordable que d’autres modèles. Son autonomie est de 4h et permet à un individu paralysé de se tenir debout et de marcher à l’aide de béquilles. L’exosquelette fonctionne grâce à des capteurs qui permette d’activer le serrage et le desserrage du genou afin de maintenir l’individu debout. Ce ne sont que des débuts, mais ils sont prometteurs.

 

CONCLUSION

On a vu que les avancées technologiques vont permettre dans les prochaines années d’améliorer considérablement la vie des personnes handicapées : leur redonner une autonomie est un défi pour la société qui doit leur permettre de vivre dans la dignité sans être stigmatisées. Au-delà, on peut imaginer que les exosquelettes pourront être utilisés pour décupler les capacités du corps humain. 

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