Humains de demain

L’interaction et les interfaces homme-machine

Alors que le monde évolue de plus en plus rapidement, une tendance majeure apparaît. Celle qui mène à l’utilisation par l’homme de tout un éventail de technologies de l’information afin d’augmenter les capacités humain.

Définition :

On peut être tenté, au premier abord, de regrouper beaucoup d’idées sous le terme d’interaction homme-machine. Or si on fait cela il devient alors très difficile de définir et comprendre précisément ce qui se cache derrière le sujet. On peut penser par exemple qu’interaction fait référence à la communication entre l’homme et la machine mais c’est une définition qui limite l’étendue du sujet. En effet une machine sert à aider l’homme dans la réalisation d’une tâche, la machine va donc tenter de comprendre les instructions d’un opérateur humain. Ainsi l’interaction homme-machine est aujourd’hui assez ciblée sur l’opérateur humain qui va contrôler la machine. Puis développera une interaction entre la machine et lui en passant par un langage formalisé, mis au point encore ici par l’homme. C’est pourquoi cette interaction reste de nos jours, limitée par l’autonomie des machines, bien que de nombreux progrès aient été réalisés depuis la création des premières interfaces homme machine.

L’évolution historique des interfaces hommes machine.

C’est Ivan Sutherland qui le premier va s’intéresser aux possibilités qu’ont les machines d’aider l’homme. C’est ainsi que dans les années 1960, il invente la première interface graphique destinée aux dessins techniques. Il ne va pas s’arrêter là puisqu’ il va également inventer le premier casque de réalité virtuelle. Bien évidemment celui-ci ne sera commercialisé que de nos jours ce qui montre bien le décalage entre la recherche théorique pouvant amener à des avancées techniques très précocement mais qui n’auront un impact sur nos vies que tardivement.  De même, les systèmes de vidéo conférences, si utiles de nos jours ont été inventés en 1968. Doug Engelbart grâce au système NLS, permettait aux utilisateurs de se voir et d’échanger des documents à distance tout comme Skype. D’autres systèmes furent développés bien longtemps avant leur commercialisation, c’est le cas notamment de la souris ou des tableurs.

A présent arrêtons-nous sur un fait marquant qui montre une limite à l’interaction homme machine, c’est le cas d’internet. Jusqu’à récemment l’interaction entre le web et l’utilisateur se résumait à cliquer sur des liens, ce qui est particulièrement étonnant pour une interface homme-machine aussi puissante et emblématique. De plus, lorsque l’on veut créer des site, par exemple, les connaissances requises sont très importantes, alors que le but d’une interface homme-machine est d’être intuitive et facile d’accès. C’est donc ici un point d’amélioration de l’interaction homme-machine qui pourra être exploré dans le futur.

Enfin se développe l’interaction tactile et la détection de mouvements dans les années 1990 qui préfigure au développement de tous les smartphones, interfaces tactiles et systèmes de réalité virtuelles aujourd’hui. Ces technologies n’étaient toutefois pas encore exploitées à leur plein potentiel pour le grand public. Les géants de l’industrie électronique ont donc généralisé la commercialisation de nouvelles interfaces comme Microsoft et la Kinect ou Apple et l’iPhone mais c’est la recherche dans ces domaines qui a pu faire avancer la complexité et l’efficacité de ces interfaces. C’est donc une collaboration importante qui s’établit entre les géants de cette industrie et les laboratoires de recherche afin d’améliorer à long terme nos vies.

LE FUTUR DES INTERFACES HOMME MACHINE

C’est maintenant le moment de rêver et spéculer sur ce que le futur nous réserve quant aux interfaces homme-machine.

C’est encore les laboratoires de recherche qui sont bien en avance, par exemple le MIT vient de présenter un système nommé sixth sense qui est un ordinateur dématérialisé, c’est-à-dire qu’il est projetable partout. Offrant beaucoup plus de versatilité et moins d’encombrement qu’un ordinateur classique, il permettra de révolutionner la communication entre les hommes et leur environnement grâce à l’informatique. Il sera par exemple possible d’interagir plus facilement avec les systèmes électroniques dans une maison. De plus, l’interactivité de ce genre d’interface est très forte puisque celle-ci peut être projetée n’importe où. Elle devient alors très intuitive et ergonomique.

Enfin l’aboutissement à long terme des interfaces homme-machine sera, comme l’estime Michio Kaku, la manipulation d’ordinateurs ou de machines par la simple pensée. Des premiers essais concluants ont été menés en 1998, lorsqu’un homme paralysé a pu contrôler un curseur sur un ordinateur grâce à une électrode implantée dans son cerveau et captant les signaux électriques de celui-ci. On peut alors imaginer de nombreuses applications à cette technologie, comme par exemple visualiser ses rêves ou même aider des personnes paraplégiques à vivre d’une façon plus normale en associant une interface homme-machine à un exosquelette qui leur permettrait de faire des mouvements.

C’est ainsi que les interfaces homme-machine sont fondamentales pour améliorer l’utilisation d’autres technologies par l’homme. Elles permettront un jour de gérer une grande partie de notre vie quotidienne. Cependant les avancées sont longues et coûteuses C’est pourquoi les technologies sont d’abord développées en laboratoire afin d’être suffisamment comprises pour être mises sur le marché. Ainsi quand bien même des interfaces homme-machine très développées existent, elles n’en sont encore qu’au stade expérimental et il faudra de nombreuses années avant qu’elles ne tombent dans le domaine public.

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