Transport, environnement et urbanisme

La ferme citadine (article de Clément Mazzoni)

La Ferme Citadine

 

A l’époque où les espaces urbains s’agrandissent, où les populations désertent les campagnes, lorsque les terres sont de plus en plus arides, de nouvelles solutions naissent. Des concepts apparaissent dans les villes pour repenser l’agriculture et la ferme.

 

Un premier modèle danois

 

Un collectif danois, « Human habitat », a créé une ferme en kit permettant de faire pousser des fruits et légumes.

 

« Impact farm » est donc une ferme qui occupe 538 mètres carrés et qui permet la production de fruits et légumes sans l’usage de pesticide. La ferme est prête à l’emploi en 10 jours et elle est facilement démontable.  De plus, les créateurs voulaient que la ferme soit écologique, ainsi elle est entièrement créée à partir de matériaux recyclés. Elle récolte les eaux de pluies et fonctionne grâce aux énergies renouvelables.

« Impact farm » s’inspire des cultures sous serres afin d’avoir des récoltes régulières et qui ne nécessite pas beaucoup d’espace. Cela correspond donc parfaitement au milieu urbain qui est de plus en plus dense. Cependant la culture est possible grâce à l’hydroponie. Cette nouvelle technique est une prouesse environnementale et technologique. C’est un mode de culture hors-sol, ce qui signifie que les plantes cultivées ne sont pas dans la terre mais dans un liquide nutritif. Cette solution nutritive administre aux plantes tout ce qui est essentiel à son développement, à savoir : de l’eau, de l’oxygène dissous et des éléments minéraux.

 

La France développe également le modèle de ferme urbaine

 

A Villeurbanne, en banlieue lyonnaise, un laboratoire expérimente le développement de ferme en milieu urbain. La ferme urbaine lyonnaise se développe au cœur de la ville dans une ancienne serre de 50 mètres carrés sur le campus de LyonTech.

La température ambiante est continuellement de 24 °C, jour et nuit. L’eau dans laquelle trempent les plantes est ensuite filtrée, traitée par une lampe UV et réutilisée. Il y a d’autres nouveaux végétaux plantés dans un substrat qui se réveillent dans la pouponnière. Lorsqu’ils développeront quatre ou cinq feuilles, un robot les déposera sur le tapis roulant et le cycle reprendra. Le système de climatisation, l’ordinateur qui mesure chaque paramètre et les réservoirs d’eau occupent la moitié restante de la serre. Le tout étant disposé sur trois étages et sur des tapis roulants.

 

Ce modèle semble rentable, si nous prenons l’exemple d’une salade, avec ce processus il faudra six semaines de la plantation des graines à la récolte en moyenne contre sept en serre et dix ou onze dans un champ traditionnel. Cependant des nombreux spécialistes s’inquiètent sur la qualité de ces plantes qui n’ont jamais vu un rayon de soleil et insectes butineur. On estime que ces fruits et légumes sont en moyennes 30% plus secs que ceux récoltés en extérieur. D’autres s’inquiètent par rapport à la course à l’innovation engendrait par le développement des fermes urbaines, les spécialistes essayant d’augmenter toujours la rentabilité sans se soucier parfois de la qualité des produits.

 

La ferme urbaine lyonnaise pense aussi à développer de nouveaux processus comme l’aéroponie : Les racines sont maintenues en suspension dans le vide, dans une chambre d’aspersion obscure pour empêcher le développement d’algues. La solution nutritive est pulvérisée sur les racines à intervalles réguliers. Les plantes sont exposées à l’oxygène et à l’humidité en permanence, ces dernières atteignent leur potentiel d’absorption maximal.

Il existe aussi le système des « tables à marées » : La solution nutritive est apportée selon des cycles de submersion grâce à une pompe située en bas du bac de culture. Après un certain temps la pompe à eau s’arrête et la solution nutritive est évacuée par gravité dans le réservoir. Et le cycle se répète constamment.

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