Grâce aux centaines de milliers d’années d’évolution, l’être humain s’est armé des outils biologiques pour survivre sur sa planète. Toutefois, vivre sur une autre planète, c’est être confronté à différentes conditions météorologiques, une autre gravité, un autre mode de vie. Cela nécessite donc une adaptation accélérée. Si l’évolution est lente, la science est quant à elle bien plus rapide et pourrait bien apporter les solutions aux problèmes que suscite la vie extraterrestre. Alors quelles sont les problèmes que devra relever la science pour pouvoir nour faire voyager jusqu’à une autre planète?

Problème 1 : Rayons cosmiques

Le premier problème est causé par les rayons cosmiques. En effet, dans l’espace notre corps sera soumis à de puissant rayons cosmiques, c’est-à-dire à d’important flots de particules hautes en énergie. Ces rayons sont tellement puissants en énergie qu’ils sont capables d’altérer notre ADN humain et sont ainsi hautement dangereux. Sur Terre, c’est le champ magnétique, l’atmosphère et les vents solaires qui repoussent la majeure partie de ces rayons. C’est ce qui protègent. Cependant dès qu’un astronaute quitte l’orbite basse, il s’expose à ces rayons. Les voyageurs spatiaux actuels sont donc confrontés à ce problème car aujourd’hui, le corps humain n’est pas équipé pour se défendre seul contre ces particules. Les fusées des astronautes sont protégées de ses rayons, mais ce sont les expéditions spatiales qui posent problème. Lors ce qu’elles ont lieu, le taux de rayonnement est d’ailleurs l’une des données les plus suivies par les scientifiques. Le but étant d’assurer la santé des astronautes.

Problème 2 : Temps de voyage et santé

Le deuxième problème réside dans le temps nécessaire au voyage spatial. Malgré les avancées technologiques phénoménales des dernières décennies, voyager jusqu’à une autre planète prend du temps, beaucoup de temps. Il faut 258 jours pour parcourir la distance Terre – Mars avec un vaisseau très performant (les estimations les plus optimistes mais aussi les plus énergivores vont jusqu’à expertiser un voyage aller en 180 jours). Le voyage cause de nombreux problèmes de santé. Outre les complications dus à la réduction d’activité physique (perte musculaire et osseuse ainsi que la chute des globules rouge), les astronautes ont 4 fois plus de chances de subir un accident cardio-vasculaire. De plus, nombreux sont ceux souffrant de troubles graves de la vision et d’un vieillissement accéléré de leurs artères. Le corps humain n’est pas fait pour voyager dans l’espace, si nous voulons terraformer une planète il faudra trouver une solution à ces problèmes.

Durée de voyage approxmative
4
Lune

154
Vénus

300
Mars

392
Jupiter

Une solution innovante?

Plusieurs scientifiques tels que le professeur Marco Biggiogera ou Robert Henning explorent une solution inspirée du monde animal : l’hibernation. Cela pourrait atténuer les effets des deux problèmes que nous venons de soulever. La Nasa envisage d’ailleurs sérieusement de faire hiberner ses astronautes pour la mission martienne prévue en 2023. Pratiqué principalement par de petits mammifères, l’hibernation permet la survie de ces espèces et la conservation de leur énergie en hiver lorsque la nourriture se fait rare et que les températures sont basses. C’est un état d’hypothermie régulée ; l’animal baisse volontairement la température de son corps.

Le docteur Biggiogera étudie la possibilité d’utiliser la molécule DADLE fonctionnant sur les écureuils pour les humains. Toutefois, les hommes ne pourront être plongé totalement dans un état d’hibernation semblable à celui des animaux.

  • En effet, l’homme devra continuer de s’alimenter. Pour ce faire, les scientifiques imaginent de nourrir les astronautes par perfusion. L’état envisagé sera en fait plus proche de la léthargie que de l’hibernation.
  • Ensuite, la durée d’hibernation ne pourra probablement pas être aussi longue que celle des animaux. En effet, l’objectif qui se veut raisonnable est de 14 jours. On est donc bien loin des 6 à 9 mois nécessaires pour atteindre Mars.

Si l’on parvient à faire hiberner des humains, les bénéfices pourraient être nombreux. D’une part, le défi psychologique que représente le voyage sera grandement atténué. D’autre part, des économies en matière d’espace mais aussi de vivres seront effectuées. Elles engendreront également une réduction du poids de la fusée (si tenté que le processus d’hibernation ne rajoute pas trop de matériel médical) et donc des économies d’argent ainsi que possibilité d’embarquer plus de monde.
Toutefois, l’hibernation ne règle pas tous les problèmes et risquent même d’en aggraver certains tels que la fonte musculaire.

Cet article est écrit par Solène ABRIAL et mis à la disposition du public en licence creative common CC BY 3.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/fr/)

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